Je me demandais bien ce que je pouvais lire d’approprié pour mon escapade londonienne. Réfugiée dans le seul endroit praticable d’Harrods, la librairie, je suis tombée sur The Great Gatsby. Il se trouve que cela correspond tout à fait à l’ambiance jeunes filles oisives perdues dans un palace au milieu d’une ville de luxe.
Pour des raisons qui nous sont personnelles, la première page est déjà alléchante ( le narrateur raconte comment son père lui a autrefois donné ce conseil, qui nous rappelle beaucoup un des préceptes d’Epic « dès qu’un homme te critique, considère qu’il le fait en frère » :
« Whenever you feel criticizing anyone, just remember that all the people in this world haven’t had the advantages that you’ve had ». )
Pour le reste, tous ces riches new-yorkais cyniques et mourant d’ennui, ayant pour arrière fond les couchers de soleil, la désillusion de l’opulence, la vacuité de leur existence, les robes légères de Daisy et Gatsby’s secret longing me ravissent et ne contribuent pas peu au dépaysement du voyage.
Afin de garder les pieds sur terre cependant, et pour le plaisir du contraste, je révise également intensément les questions sociales et le droit public, qui prennent d’ailleurs une saveur particulière au regard de certains détails locaux : à quoi ça servait, je vous le demande, de garantir avant tout le monde la liberté d’aller et venir si c’est pour, au final, tarifer FOUR POUNDS le trajet de métro J
